Pendant que le monde entier se prépare à suivre la Coupe du Monde 2026, le WWF a décidé de s’emparer de cette fièvre collective pour rappeler que la planète, elle, attend toujours ses défenseurs.
Baptisée Team Forest, la nouvelle campagne du Fonds mondial pour la nature (WWF) exploite les codes du football pour faire passer un message sur l’urgence de protéger les forêts tropicales. L’idée de départ est simple mais efficace : si le football parvient à unir des milliards de personnes autour d’un même événement, pourquoi cette même énergie ne pourrait-elle pas se mobiliser au service de la nature ? La campagne, réalisée en collaboration avec Studio Birthplace, apporte une réponse visuelle spectaculaire à cette question.
Un terrain de jeu nommé forêt
Le film publicitaire a été tourné dans la forêt de Lorong Oxygen en Indonésie, avec des cascadeurs spécialisés. On y voit des personnages jouer au football, courir sur des racines, escalader des troncs et s’élancer dans la canopée. La forêt n’est pas un décor : elle est le terrain. Les effets spéciaux viennent renforcer cette mise en scène physique pour en faire une œuvre visuellement ambitieuse, loin des codes habituels de la communication environnementale.
Le film se conclut sur une phrase directe : « Le football appartient à tous. Les forêts aussi. » Une formule qui résume l’intention de la campagne : établir un parallèle entre l’universalité du sport et la responsabilité partagée face à la disparition des forêts. Kirsten Schuijt, directrice générale du WWF, l’exprime clairement : d’où que l’on vienne, les forêts sont essentielles à la vie, et elles ont besoin d’un soutien urgent.
Le behind the scenes :
Une mécanique participative à l’échelle mondiale
Au-delà du film, la campagne propose une expérience numérique dédiée où les internautes peuvent rejoindre la Team Forest. En accédant au site web associé, chaque participant peut créer un avatar personnalisé qui intègre une formation mondiale symbolique. Le dispositif inclut également des informations sur les menaces qui pèsent sur les écosystèmes forestiers et les actions concrètes à entreprendre pour les protéger.
Cette mécanique d’engagement s’inscrit dans une stratégie plus large du WWF, qui entretient depuis plusieurs années des partenariats avec le monde du football. L’organisation a notamment collaboré avec Raúl Jiménez au Mexique pour la conservation du loup mexicain, ou encore avec la Fédération équatorienne de football pour lutter contre la pollution plastique. La Coupe du Monde 2026, la plus grande de l’histoire avec 48 équipes, offre une caisse de résonance inédite.
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Le football comme levier de changement
Derrière le parti pris créatif, le message est alarmant. Chaque année, des millions d’hectares de forêts tropicales disparaissent, emportant avec elles une biodiversité irremplaçable. Pour le WWF, le contexte du Mondial offre une fenêtre rare : celle d’un moment où l’attention planétaire est concentrée, où les frontières s’effacent et où l’émotion collective est à son comble.
Juan Martín Muller, responsable de la communication du WWF-Équateur, résume l’enjeu : le football forge les identités, transcende les frontières et suscite l’action collective comme aucun autre sport. C’est précisément ce potentiel que la Team Forest cherche à activer. Non pas pour parasiter l’événement, mais pour lui donner une dimension supplémentaire, en rappelant que le terrain que nous partageons tous est, en définitive, la planète entière.
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