Personne ne choisit le monde dans lequel il naît, et c’est précisément cette évidence qu’Amplitude Studios et BETC ont décidé de transformer en film de lancement.
À l’occasion de la Gamescom 2026, Amplitude Studios dévoile avec BETC le film qui accompagne la sortie d’HUMANKIND II, second volet du jeu de stratégie qui propose aux joueurs de bâtir leur propre histoire de l’humanité. Pour annoncer ce nouveau départ, l’agence a choisi de revenir au commencement absolu, avec une signature limpide : HUMANKIND IS ABOUT TO BEGIN AGAIN.
Neuf naissances, neuf époques
En 95 secondes, le film met en scène neuf naissances réparties du Néolithique jusqu’à un futur proche. Le spectateur ne regarde jamais l’Histoire de l’extérieur : la caméra prend littéralement la place du nouveau-né. À chaque séquence, il ouvre les yeux sur un monde différent, une civilisation différente, une époque différente.
Le parcours est vertigineux. Le monde préhistorique, l’Égypte antique, la civilisation maya, une galère viking prise dans une tempête, la Chine féodale, Londres frappée par la peste noire, un chariot de pionniers pendant la conquête de l’Ouest, la France sous la Seconde Guerre mondiale, puis une dernière naissance à bord d’un vaisseau spatial en orbite autour de la Terre. Les siècles défilent, les technologies changent, mais le même événement recommence.

La beauté et l’incertitude
Le film joue en permanence sur deux registres qui se répondent : la beauté universelle d’une naissance et l’incertitude du monde dans lequel cette vie démarre. La joie des parents cohabite avec la tempête, la maladie, la guerre ou les dangers propres à chaque période. Un contraste qui donne au film sa tension narrative.
Ce principe fait directement écho au jeu. Après un premier opus lancé en 2021, Amplitude Studios a profondément repensé son titre pour offrir de nouvelles possibilités de gameplay et une expérience plus immersive. Plutôt que d’annoncer platement une suite, le film en traduit l’esprit : l’humanité est sur le point de tout recommencer, et le joueur y est projeté plutôt qu’invité à observer.
LIRE AUSSI : McDonald’s donne vie à des plats tirés de jeux Xbox dans un film dingue

Une production dense, sans IA générative
Cette idée simple a exigé une fabrication lourde. Neuf époques, autant de décors et près de 100 figurants pour un film de 95 secondes, tourné en 3 jours après 7 jours de préparation dans un studio à Sofia, en Bulgarie. Chaque naissance imposait de reconstruire un monde immédiatement identifiable : décors, costumes, accessoires, maquillage, mais aussi les conditions concrètes dans lesquelles une femme aurait pu accoucher à cette période.
Le point de vue du nouveau-né a ajouté une contrainte technique. Filmés au grand-angle et souvent à très courte distance, les visages et les détails devaient rester crédibles tout en permettant une compréhension quasi instantanée du contexte. Produit avec B2Y à Sofia, avec une post-production confiée à Light VFX, le film recourt aux effets numériques et à la CGI mais aucune intelligence artificielle générative. Un parti pris assumé par Benjamin Le Breton et Arnaud Assouline, Directeurs de Création et réalisateurs chez BETC, pour qui un film sur l’humanité se fabrique avec des humains. Dernier détail pour les initiés : dans le vaisseau spatial, la mère est interprétée par l’héroïne du film original du premier HUMANKIND.
LIRE AUSSI : CANAL+ célèbre la créativité humaine face à l’IA avec un film manifeste









