Aujourd’hui mercredi 24 février, Facebook vient de lancer ses emojis au côté de son célèbre bouton Like.

Facebook contourne ainsi la question redondante : « À quand un bouton dislike ? ». Mais plus que la contourner, le réseau social propose un nouveau moyen d’échanger avec ses amis et ses pages favorites. On ne parle donc plus de like mais d’émotions… mais n’allons pas trop vite, c’est justement le but de cet article.

Tout d’abord il faut comprendre pourquoi Facebook a lancé un tel outil. Sur le réseau social, on ne peut pas tout liker. Il suffit qu’un ami ou une page annonce quelque chose de grave ou triste pour que ce bouton devienne inutile. Il fallait donc pour le réseau social trouver une solution, sans pour autant créer un bouton dislike qui en aurait rebuté plus d’un à créer du contenu.

Les emojis sont donc la meilleure contrepartie pour remédier à ce problème de l’unique bouton Like. Et en plus de s’aligner sur la tendance de plus en plus croissante des emojis, le réseau social propose à ces utilisateurs un nouveau moyen de s’exprimer.

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Mais quel impact pour les community managers ?

Car oui, si on peut maintenant mettre des émotions sur les publications qu’on a aimé ou non, les community managers vont pouvoir mesurer les réactions. Et c’est maintenant que ça devient embêtant. Car cet outil va permettre aux community managers de vendre du vent à leurs clients en parlant d’émotions véhiculées.

Avec une consommation des médias de plus en plus rapide, l’émotion que l’on procure aux internautes est très éphémère. Ce dernier passe rapidement d’une information qui l’a rendu triste à une qui va le faire rigoler, etc. Et ce n’est pas en rajoutant des emojis sur Facebook que les CMs pourront mesurer l’impact émotionnel de leurs posts sur leurs abonnés.

Pour conclure, et je me trompe peut-être, Facebook a lancé cet outil pour proposer un nouvel outil de mesure pour les CMs. Cet outil va permettre à Facebook de vendre plus de publicités. Une illusion pour nos chers clients qui vont, une fois de plus, se faire tromper par des chiffres qui ne veulent rien dire.