On a souvent l’habitude de résumer les marques d’outdoor à des sommets enneigés, de la boue sur les chaussures et des exploits physiques à couper le souffle. C’est la base, certes. Mais quand une marque dépasse le stade de simple équipementier pour devenir une icône culturelle, elle doit raconter autre chose.
C’est exactement le pari que fait Salomon en ce début d’année 2026. Après avoir reconnecté tout le monde à la nature en 2024, puis investi le bitume des grandes villes en 2025, la marque française ouvre un nouveau chapitre. Et cette fois, il n’est plus question de géographie, mais de pure innovation.
Une trilogie stratégique qui culmine en 2026
Il faut reconnaître à Salomon une constance redoutable dans sa stratégie de marque. Depuis trois ans, la trajectoire est limpide. Si vous avez suivi, vous vous souvenez sûrement de Welcome Back to Earth qui nous rappelait notre besoin vital de nature. L’an dernier, Invented. ReInvented. prouvait que l’héritage alpin pouvait s’adapter aux jungles urbaines. Aujourd’hui, avec Shaping New Futures, la marque et son agence BBDO Paris bouclent la boucle.
Lancée officiellement le 1er février, cette nouvelle plateforme globale ne se contente pas de vendre des produits techniques. Elle positionne l’innovation comme un moteur culturel. Guillaume Meyzenq, le CEO de la marque, l’explique très bien : l’objectif est de passer d’une marque d’équipement à une véritable « culture moderne des sports de montagne ».
En clair, Salomon ne veut plus seulement vous habiller pour aller courir, elle veut définir la manière dont le monde bouge. C’est ambitieux, c’est audacieux, et cela marque une étape clé pour cette entreprise née il y a 80 ans dans les Alpes françaises qui cherche désormais à marier performance et responsabilité.

Le vide blanc comme terrain de jeu infini
Pour illustrer ce changement de paradigme, BBDO Paris a pris le contre-pied total des codes habituels du secteur. Oubliez les panoramas grandioses ou les sentiers escarpés hyper réalistes. Le film manifeste de la campagne plonge le spectateur dans un espace blanc infini. C’est un choix esthétique radical qui symbolise un territoire de pure possibilité.
On y suit une femme dans un voyage métaphorique, non pas vers un sommet, mais vers l’inconnu. Ce décor minimaliste permet de focaliser l’attention sur l’impulsion intérieure : ce courage d’imaginer ce qui n’existe pas encore.
Comme le souligne Alexander Kalchev, CEO et CCO de l’agence parisienne, il s’agit de matérialiser ce qui se passe dans « l’esprit créatif », ce flux et reflux d’idées capables de faire émerger de nouvelles réalités à partir de rien. C’est visuellement très fort et cela sort du lot dans un tunnel publicitaire souvent saturé d’images trop complexes.

L’intelligence artificielle au service de l’imagination
C’est sans doute le point le plus intrigant de cette campagne : la méthode de production. Réalisé par le studio français Unveil, le film mélange des prises de vue réelles avec de l’intelligence artificielle. En 2026, l’utilisation de l’IA dans la pub n’est plus une nouveauté, mais son usage ici est particulièrement pertinent.
Loin de vouloir remplacer la créativité humaine, l’IA est utilisée pour créer une esthétique singulière, une sorte d’extension de l’imaginaire. Elle permet de donner des formes nouvelles à cette vision du futur que Salomon souhaite incarner.
C’est une démarche cohérente : si votre message est « l’innovation façonne l’avenir », utiliser les outils technologiques les plus avancés pour le dire est une preuve par l’exemple. Visible depuis le 5 février en affichage, en digital et dans les points de vente du monde entier, cette campagne prouve que Salomon a définitivement quitté les sentiers battus pour tracer sa propre voie.








