OpenAI demande un minimum de 200 000 $ pour les pubs sur ChatGPT

chatgpt-business-idea-money-generation-guide
Abonnez-vous à notre newsletter 💌
Recevez chaque semaine les meilleures actualités marketing et créatives !

On s’en doutait un peu, c’est désormais officiel : l’ère de l’intelligence artificielle immaculée et sans réclame touche à sa fin. Pendant longtemps, OpenAI a cultivé l’image d’un outil pur, financé par des abonnements et des partenariats géants, loin de la pollution visuelle du web traditionnel.

Mais la réalité économique a fini par rattraper l’idéalisme de la Silicon Valley. Pour continuer à faire tourner ses serveurs gourmands en énergie, l’entreprise ouvre officiellement les vannes de la publicité sur ChatGPT. Mais attention, ne sortez pas tout de suite votre carte bleue d’entreprise : pour l’instant, le droit d’entrée est réservé à une élite capable de signer de très gros chèques.

Un club très fermé à 200 000 dollars

Si vous espériez lancer une petite campagne pour votre PME locale sur l’IA la plus célèbre du monde, il va falloir patienter. OpenAI a confirmé à la presse américaine, notamment à Adweek, le lancement d’une phase bêta « hautement contrôlée ».

Le ticket d’entrée ? Un engagement minimum de 200 000 $. Certaines sources proches du dossier, notamment liées à la plateforme Adthena, évoquent même des propositions montant jusqu’à 250 000 $ pour quatre clients spécifiques approchés.

C’est une barrière à l’entrée colossale qui en dit long sur la stratégie de la firme. En fixant un prix aussi élevé, OpenAI s’assure de ne discuter qu’avec des géants du secteur, des marques globales capables d’investir massivement sans garantie de retour sur investissement immédiat.

On est très loin du modèle en libre-service de Facebook ou Google Ads où n’importe qui peut mettre 10 euros pour booster une publication. Ici, on parle d’expérimentation de luxe pour partenaires triés sur le volet.

Chercher l’utilité plutôt que l’intrusion

Pourquoi une telle prudence ? Parce que Sam Altman et ses équipes savent qu’ils marchent sur des œufs. L’interface de ChatGPT est appréciée pour sa sobriété et sa neutralité apparente. Venir y coller des bannières clignotantes serait suicidaire pour l’expérience utilisateur. Un porte-parole d’OpenAI a d’ailleurs précisé que cette phase de test vise à identifier les publicités qui sont « véritablement utiles » pour l’utilisateur.

LIRE AUSSI : Google et Walmart fusionnent IA et drones pour réinventer le e-commerce

L’objectif n’est pas (encore) de vous inonder de messages promotionnels, mais de voir comment une marque peut s’insérer dans une conversation de manière pertinente. Imaginez que vous demandiez une recette de cuisine et que l’IA vous propose un ingrédient spécifique d’une marque partenaire, ou que vous cherchiez des conseils pour un voyage et qu’une compagnie aérienne apparaisse de façon contextuelle.

C’est ce type d’intégration, qualifiée d' »additive » par l’entreprise, qui est à l’étude. Ils veulent éviter à tout prix le rejet massif que l’on voit parfois sur les moteurs de recherche classiques devenus des sapins de Noël publicitaires.

Le début d’un nouveau modèle économique

Cette annonce marque un tournant décisif dans l’histoire de l’IA générative. Jusqu’à présent, OpenAI reposait essentiellement sur ses abonnements (le fameux Plus à 20 dollars) et ses licences entreprises. Mais à l’échelle mondiale, et face aux coûts astronomiques des infrastructures GPU en 2025, cela ne suffit plus. La publicité représente une manne financière potentiellement infinie, capable de rentabiliser les milliards investis.

Cependant, le risque réputationnel est immense. Si les réponses de l’IA commencent à être biaisées par des impératifs commerciaux, la confiance des utilisateurs pourrait s’effondrer. C’est pour cela que cette bêta est si restreinte.

OpenAI teste non seulement la performance des annonces, mais surtout notre tolérance à leur présence. Pour l’instant, les formats et les méthodes d’achat restent flous, et l’entreprise promet un déploiement très progressif. Mais le signal est clair : la parenthèse enchantée du gratuit sans contrepartie publicitaire est bel et bien en train de se refermer.

LIRE AUSSI : Apple lance « Creator Studio », un abonnement qui regroupe ses outils vidéo et audio

❤️ Vous avez aimé l'article ? Partagez-le ❤️
Facebook
LinkedIn
X
Abonnez-vous à notre newsletter 💌
Rejoignez 8000+ créatifs et recevez chaque semaine les meilleures actualités marketing et créatives !
Image de Gabriel Teisson

Gabriel Teisson

Fondateur de Dans Ta Pub. Je scanne le web à la recherche de nouveaux usages créatifs et marketing 🕵️‍♂️
Soumettre votre campagne

Chaque mois, les Dans Ta Pub Awards mettent en lumière les meilleures créations publicitaires françaises.

En plus de notre sélection éditoriale, 3 campagnes peuvent rejoindre le concours via une candidature payante.

⚡️ Une idée maligne ? Un visuel marquant ? Une copie qui claque ?

C’est l’occasion de faire rayonner votre campagne auprès de notre communauté et des professionnels du secteur.

Ce que ça vous apporte :

  • Une mise en avant sur notre site et nos réseaux
  • L’accès au vote public et aux prix (Gold, Silver, Bronze…)
  • L’opportunité de valoriser votre travail auprès des décideurs

👉 Pour participer, envoyez-nous votre campagne via le bouton ci-dessous. Nous vous recontacterons ensuite si elle est retenue.

Coût de l’inscription : 290€ HT
(à régler uniquement si votre campagne est retenue)

⚠️ C’est un vote mensuel, donc votre campagne doit être parue pendant le mois en cours.

Abonnez-vous à notre newsletter 💌
Rejoignez 8000+ créatifs et recevez chaque semaine les meilleures actualités marketing et créatives !