Dans un monde où nos yeux semblent irrémédiablement rivés sur des flux infinis de contenus numériques, la Fnac a décidé de frapper un grand coup.
Premier libraire de France, l’enseigne ne se contente plus de vendre des ouvrages : elle s’engage dans une véritable reconquête de la lecture. En collaboration avec l’agence Publicis Conseil, la marque lance une campagne nationale le 7 avril pour rappeler que, face à l’omniprésence des écrans, le livre reste une alternative moderne et terriblement désirable.
Détourner les codes du numérique pour séduire
Le concept de cette prise de parole repose sur un message fort et provocateur : « Une autre addiction est possible ». Plutôt que de stigmatiser les comportements actuels, la Fnac choisit de détourner l’imagerie habituelle de notre dépendance aux smartphones. La campagne, immortalisée par le photographe Ale Burset, met en scène des enfants dans leur lit, le visage baigné par une lumière bleutée que l’on croit issue d’un téléphone.

En y regardant de plus près, c’est plutôt l’éclat de la lumière qui se reflète sur les pages qui illumine son regard. Ce double sens visuel est une réussite totale. Il positionne la lecture non pas comme une contrainte scolaire ou un effort, mais comme une « bonne addiction », capable de susciter une excitation et une curiosité au moins aussi puissantes que les réseaux sociaux. L’objectif de Florence Lemetais et ses équipes est clair : rééquilibrer le temps de cerveau disponible en faveur de l’émotion littéraire.

Une urgence culturelle face au déclin de la lecture
Cette offensive publicitaire ne sort pas d’un chapeau par hasard. Elle fait suite aux chiffres alarmants de l’étude du CNL (Centre national du livre) sur les jeunes Français et la lecture. Le constat est sans appel : les jeunes ne consacrent plus que 19 minutes par jour à lire, contre 3h11 devant les écrans. Plus inquiétant encore, un tiers des 16-19 ans ne lit plus du tout.
Pour la Fnac, ce combat est constitutif de son ADN. Depuis sa création, l’enseigne défend la culture comme un levier d’émancipation. En 2025, ce sont plus de 1 000 événements gratuits qui ont été organisés dans les 142 magasins du réseau pour faire vivre cet engagement. Défendre le livre, c’est aussi soutenir tout un écosystème, du prix unique à la protection des librairies indépendantes.
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Un dispositif global qui dépasse l’affichage
Loin de se limiter à des posters en OOH et DOOH, la Fnac déploie un arsenal complet pour transformer l’essai. Des partenariats avec des créateurs de contenus ont été mis en place pour parler le langage des nouvelles générations là où elles se trouvent. En magasin, des journées spéciales et des rencontres avec des auteurs viennent renforcer ce lien physique avec l’objet livre.
L’enseigne n’oublie pas non plus l’aspect pragmatique du pouvoir d’achat. Du 3 au 26 avril, le service Fnac Reprise booste ses gains de 20% pour encourager la seconde vie des livres. Entre le soutien au Prix Goncourt des Lycéens et l’amplification de ses prix littéraires maison, la Fnac s’impose comme le moteur d’un mouvement joyeux et engagé pour que la lecture ne soit plus une option, mais un plaisir quotidien.
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