Dans le monde des paris sportifs, il existe une trahison silencieuse que beaucoup de supporters préfèrent garder pour eux : miser contre leur propre équipe.
Pour en rire plutôt que de la cacher, l’opérateur américain Hard Rock Bet s’est associé à 72andSunny New York pour lancer « Rival Rinse », une gamme de savons en forme de ballon de football américain. Leur promesse, présentée dans un spot au ton pince-sans-rire : effacer l’odeur de la trahison et restaurer la fidélité naturelle du supporter.
Un tabou que tous les parieurs connaissent
Le point de départ est un scénario que de nombreux fans de NFL reconnaîtront. On a grandi à Miami avec des posters des Dolphins aux murs, mais on parie contre eux chaque semaine, parce que l’équipe enchaîne les contre-performances et qu’il faut bien protéger son budget. Résultat : une petite culpabilité difficile à avouer.
« C’est une vérité un peu sale des paris sportifs : parfois, on soutient un rival », explique Geno Burmester, Group Creative Director chez 72andSunny. Plusieurs membres de l’équipe avaient vécu la situation. L’idée a d’ailleurs convaincu en interne avec une simple maquette visuelle et une description d’une phrase.
6 parfums pour 6 bases de fans
L’agence et son fabricant partenaire Hero Solutions ont imaginé une senteur par fanbase : Miami Spice (cafecito et vents de La Havane), Tampa Bathe (fût de chêne et piraterie), DUUUVALATHER (agrumes tropicaux et brise marine), Sudway (pizza new-yorkaise et bodega), Brotherly Scrub (cheesesteak de Philadelphie et liberté) et America’s Clean (mesquite fumé et rodéo).
Chaque savon contient volontairement une note mystère, pensée comme un test de Rorschach olfactif : la « touche de bodega » évoque-t-elle un chat, un sandwich bacon-œuf-fromage ou un adaptateur introuvable ? Côté format, l’équipe a renoncé à la taille réelle d’un ballon : le savon aurait pesé près de 4,5 kg, de quoi briser quelques orteils sous la douche. Place donc aux mini-ballons.
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L’odorat, ce sens que la pub oublie
Au-delà du clin d’œil, le choix d’un objet physique n’est pas anodin. Pour Geno Burmester, un savon peut s’installer dans la routine quotidienne du consommateur ou devenir un objet de collection pour les fans les plus fervents. Il crée surtout un point de contact sensoriel qu’aucune campagne TV ne peut reproduire.
L’agence souligne aussi que l’odorat reste rarement exploité en publicité, ce qui donne à l’opération une vraie singularité. Pour un opérateur de paris, c’est enfin une façon de parler de ses clients avec autodérision, sans promesse de gains ni surenchère, en misant sur une gêne que tout parieur a déjà ressentie.
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