Qu’ils soient trop courts ou trop longs, les vêtements que porte une femme suscitent toujours l’interrogation et l’accusation. Comment est-elle perçue à travers l’esthétique de sa garde-robe ?

Dans une campagne incisive, Theresa Wlokka, de l’association Terres des Femmes, dénonce les idées reçues par la taille des vêtements. L’idée se décline sur 3 prints avec une graduation au niveau du décolleté, de la jupe et des talons. Trop plongeant, trop courte ou trop hauts, différents adjectifs définissent ces jugements hâtifs. Un concept institutionnel qui reflète parfaitement les clichés misogynes en fonction de la longueur des habits.

« Ne mesurez pas la valeur d’une femme à la taille de ses vêtements ». Un slogan révélateur et véridique. Les trois visuels ne présentent aucun visage, seulement des adjectifs inscrits sur le torse et les jambes d’une femme. Le dernier révèle la hauteur d’un talon. De « pute » à « démodée » en passant par « ennuyeuse » ou « salope », les insultes fusent et accusent. Dans la mesure où les femmes doivent adapter leur tenue vestimentaire, elle n’est jamais adéquate aux yeux de la société. C’est ce que Terre des Femmes proclame dans sa campagne.

Environ 80% des femmes ont déjà été victimes de harcèlement dans la rue. Les affiches parlent d’elles-mêmes et sûrement mieux que moi. Une campagne qui amène, une fois de plus, à réfléchir sur les universels accords toltèques.

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