À la veille de la Journée mondiale de lutte contre le sida, AIDES révèle au grand public une information qui pourrait bien tout changer.

C’est une information largement validée scientifiquement mais qui peine encore à se frayer un chemin jusqu’au grand public : une personne séropositive sous traitement ne transmet plus le virus. Les médicaments antirétroviraux sont aujourd’hui si efficaces qu’ils rendent le virus indétectable dans le sang et les liquides sexuels des personnes touchées. Les personnes séropositives ne transmettent alors plus le VIH, même en cas de relation non protégée. Une telle information bouscule en profondeur les représentations sur les personnes vivant avec le VIH. 

Une bouffée d’oxygène pour les personnes séropositives.

« Il est de notre responsabilité de faire connaître cette information au plus grand nombre », explique Aurélien Beaucamp, président de AIDES. « Car ce qui pèse aujourd’hui le plus sur la qualité de vie des personnes séropositives, ce n’est pas le virus. Ce sont les discriminations quotidiennes qu’elles subissent ». Un décalage considérable subsiste en effet entre progrès thérapeutiques et perception sociale du VIH.

En France 86% des personnes séropositives dépistées et traitées sont en charge virale indétectable. Elles sont donc en bonne santé et ne transmettent plus. Et pourtant, les réactions de rejet dans la sphère affective et sexuelle restent particulièrement importantes. Selon une enquête réalisée en mars 2016, 49,1% des cas de discriminations déclarés ont lieu dans le contexte sexuel. Ces discriminations qui touchent à l’intime sont ressenties de façon extrêmement violente par les personnes séropositives : « Par peur du rejet, de nombreuses personnes s’empêchent d’avoir des relations affectives ou sexuelles, n’osent plus parler de leur pathologie, évitent de prendre leur traitement en public. Autant de situations qui les enferment dans une forme d’auto-exclusion, ce qui est particulièrement dommageable pour leur qualité de vie et leur capacité à prendre soin de leur santé. » commente Aurélien Beaucamp.

Une campagne optimiste pour rompre avec le cliché doloriste associé à la séropositivité.

À travers 4 superbes visuels en noir et blanc photographiés par Mathieu César, cette campagne conçue pour AIDES par TBWA\Paris adresse au grand public ce message simple : « Les séropositifs sous traitement ont beaucoup de choses à nous transmettre. Mais pas le virus du sida ». Une façon de marquer les esprits en faisant passer le message avec douceur et sérénité. Chaque visuel présente un couple faisant l’amour lors d’une activité sportive ou artistique : parachutisme, plongée sous-marine, danse et piano. L’un-e des deux est séropositif-ve et transmet son savoir, son talent à son-sa partenaire, sans pour autant transmettre le virus.

Par cette campagne, AIDES donne à voir une autre image des personnes séropositives : celle de gens doués, amoureux, qui entendent rappeler au monde qu’ils ne se résument pas à leur séropositivité.

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