On ne présente plus Tinder, l’application qui simplifie la rencontre. L’application aurait dépassé les 10 millions d’utilisateurs quotidiens et représente un point de contact non négligeable.

Voici une sélection de 5 exemples de « hack » de Tinder, ou comment détourner l’utilisation primaire de l’application pour faire passer un message à son audience.

La plus gourmande : Cacau Noir

Cacau Noir est une marque brésilienne vendant du chocolat dans ses boutiques. La marque a profité du succès de l’application pour créer des faux profils visibles pour les utilisateurs à proximités d’une de ses boutiques. La marque tire ainsi profit de la géolocalisation propre à Tinder pour d’adresser aux amoureux du chocolat et les attirer vers ses boutiques.

La plus fumiste : Smoking hot

ASH Organization, une association américaine de lutte contre le tabagisme a mis en place l’expérience Smoking Hot. Le concept est simple: deux profils quasi-identiques d’une jeune femme sont créés, un la montrant cigarette à la bouche, l’autre sans. Le verdict ? Le profil non-fumeur comptabilise deux fois plus de match que son jumeau fumeur. Une manière de démontrer qu’une femme fumeuse parait moins attirante qu’une femme qui ne fume pas.

La plus coquine : The Tinder AIDS Project

The Aids Task Force est une association de prévention et lutte contre le SIDA. Pour sensibiliser au port du préservatif, l’association a imaginé The Tinder AIDS Project. Une fois de plus un faux profil a été crée montrant une jeune femme en compagnie d’un partenaire différent à chaque photo. La dernière photo comportait le message suivant : « vous n’êtes probablement pas son unique match, utilisez un préservatif ».

La plus utile : Blind Date

L’association DPPD s’engage au Brésil pour rechercher les individus ayant été porté disparu. Avec l’opération Blind Date, 100 profils Facebook de personnes disparues ont été créés puis associés à Tinder. La photo parait comme celle d’un utilisateur lambda de Tinder, mais son profil informe de son statut de personne disparue. Les retombées presse furent nombreuses et 23 personnes furent localisées.

La plus engagée : Make The Choice

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars l’association Amnesty International a choisi Tinder pour communiquer sur la question des mariages forcés. Une nouvelle fois un faux profil a été créée et affichait le message « Vous avez le choix de votre partenaire, de nombreuses femmes ne l’ont pas. ».

Analyse de ces opérations :

Sur ces 5 exemples, 4 sont des utilisations faites par des ONG pour communiquer sur des causes. Tinder ne nécessite pas d’achat média ou de publications sponsorisées comme Facebook ou Twitter. L’utilisation de Tinder en tant que média propre représente un cout dérisoire pour des petites structures ou des entités ne disposant pas d’un budget conséquent.

Tinder s’adresse à une population relativement jeune et mobile, c’est donc point de contact privilégié pour communiquer sur certaines causes (par exemple la lutte contre le Sida et le tabagisme).

C’est également un média extrêmement visuel, qui permet de capter toute l’attention de l’audience cible.

Critique :

Ce qui dessert le plus Tinder c’est son caractère très aléatoire (il faut tomber sur le faux profil, et s’y intéresser, naviguer parfois jusqu’à la dernière photo) ce qui représente à mon avis la perte considérable d’une audience potentielle.

De plus, le mécanisme est souvent le même, il repose sur la surprise du faux profil, la disruption. Combien de temps avant la lassitude et un message moins percutant car ayant perdu tout son côté surprenant ?